Archive for November, 2011

U.S. Ambassador to the United Nations Susan Rice has arrived in Rwanda for a four-day diplomatic mission focused on economic, agricultural and health development. She says despite impressive growth in these sectors, political life in Rwanda remains, as she puts it, “comparatively closed.”

U.S. ambassador Susan Rice heaps praise upon Rwanda, saying in the past 17 years, the country has made leaps in economic development, international relations, business savvy, environment, health care, technology and women’s rights.

For example, she says, spurred by the disproportionate number of men killed in the 1994 genocide that left 800,000 ethnic Tutsis and moderate Hutus dead, Rwanda has skyrocketed ahead of most of the world in empowering women.

“In 2008, women took an even greater share: 45 out of 80 seats, making Rwanda the only country in the world to this day with a female parliamentary majority,” said Rice. “This puts the rest of us to shame.”

In her comments, made in Kigali Wednesday, Rice also called Rwanda a “friend” to whom she can speak frankly. She says Rwanda may be growing healthier, richer and more educated, but in the politically the East African nation is lagging.

“Press restrictions persist. Civil society activists, journalists, and political opponents of the government often fear organizing peacefully and speaking out,” said Rice. “Some have been harassed. Some have been intimidated by late-night callers. Some have simply disappeared.”

In June, Amnesty International criticized Rwanda’s human rights record, saying that last year’s elections, in which President Paul Kagame won 93 percent of the vote, were “marked with a clampdown on free expression.”

The Rwandan government called that report “inaccurate.” It additionally described a Human Rights Watch report that criticizes Rwanda’s justice system as “nonsense.”

Rice also praised the Rwandan government, known for its tough stance against corruption, and Rwanda’s technological advances, saying internet users have more than doubled in the past few years. Technology, she says, will “transform Rwandan society.”

Rwanda Speaks.com

STRATEGY 5: Establishing a Constitutional and Legal Framework that Advances Freedom and Democracy

The RNC proposes that a new constitutional framework be established that will enable our people to live together in a society where conflicts are resolved peacefully and according to the rule of law. A new Constitution must reorganize the distribution of power between the various branches of government that would be established. The new constitutional order would be designed to enshrine the rule of law as the guiding tenet of political governance. The new constitutional framework should end the dominance of Rwanda‟s political system by a single individual and ensure a strong and stable system of checks and balances among the three major branches of government.

The RNC proposes the establishment of a parliamentary system of democracy. Under the constitutional system that the RNC proposes, the powers of the Office of the Head of State would be substantially curtailed. The President would not be involved in the day today management of the state. Day-to-day management of the affairs of government would be the responsibility of the Prime Minister who would be answerable to Parliament. The legislature and judiciary would be genuinely autonomous and not susceptible to manipulation by the executive generally, and the President in particular, as has hitherto been the case. The legislature would be reformed through reforms suchas giving citizens power to elect parliamentarians directly, establishing constituency-based parliamentary representation, and increasing Parliament‟s powers of oversight over the executive branch of government.

The judiciary, while being required to be accountable, would be protected from interference by the Executive. Judges would be given security of tenure, which they do not currently enjoy. Disciplinary proceedings against senior members of the judiciary would be independent. Members of the judicial system would be screened through an independent and non-partisan process, to remove judges and prosecutors who are corrupt, have been used by the current government to persecute and prosecute political opponents and critics of the regime, and who are otherwise unfit to exercise judicial and law enforcement functions on account of other professional misconduct.

Je lis ces derniers jours beaucoup de choses sur Paul Rusesabagina et l’Hôtel des Mille Collines. J’apprécie les gens qui recherchent la vérité sur ce qui s’est réellement passé en 1994. Mais il me semble n’avoir vu aucun témoignage direct de quelqu’un qui a vécu dans cet hôtel durant cette période sombre de notre histoire personnelle, individuelle, familiale et nationale. C’est à ce titre que je voudrais apporter ma modeste contribution à l’éclairage des faits.

Je me bornerai uniquement aux choses que j’ai vécues avec les autres réfugiés, parce que, en toute honnêteté, je me sentirais très mal à l’aise pour dire ou commenter ce que je ne connais pas ou que je connais mal.

Je suis arrivé, après trente six mille et une péripétie, à « atterrir » à l’hôtel des Mille Collines le 14 avril 1994 dans l’après-midi. Aussitôt arrivé dans la chambre 211 qu’on m’a attribuée, j’ai pris le téléphone, j’ai appelé la rédaction de RFI à Paris. Dieu a fait qu’au moment de mon appel Madeleine Mukamabano, par bonheur, était là dans la salle de rédaction à Paris. Elle m’a demandé qui était réfugié à l’hôtel ? J’ai répondu que je ne savais pas parce que je venais à peine d’arriver. Elle m’a cité quelques noms. Mais je ne savais vraiment pas qui était à l’hôtel.

Elle m’a alors dit : « Est-ce que tu peux essayer de faire une liste de ces réfugiés et me la faxer ? Les confrères et moi ici à Paris allons sensibiliser le gouvernement français, et à travers lui et avec lui sensibiliser l’ONU et les gouvernements des autres puissances, pour une éventuelle évacuation des réfugiés de l’hôtel des Mille Collines ». Les étrangers venaient alors d’être évacués quasi-totalement de Kigali et on refusait de prendre des fugitifs rwandais sur les convois. J’ai accepté la mission.

Je suis allé taper à diverses portes, comme ça au hasard, ne sachant même pas comment j’allais être accueilli. J’ai expliqué ma démarche et proposé qu’on tienne une réunion. Parmi les sept premières personnes avec lesquelles j’ai tenu la première réunion dans ma chambre et qui m’ont aidé à mettre les idées au clair sur ce projet, je citerais l’ancien président d’Ibuka, Jean-Bosco Rutagengwa. Ces personnes m’ont ensuite aidé à faire circuler l’information parmi les réfugiés de l’hôtel et à mettre Paul Rusesabagina au courant.

Tout l’après-midi et toute la nuit de ce jeudi 14 avril 1994, nous avons travaillé sans une seule seconde de repos, sans même être sûr que nous allions avoir la chance d’être évacués. Paul Rusesabagina nous a ouvert la ligne fax qui était dans le bureau de la direction au rez-de-chaussée. Nous avons faxé les listes à RFI. La dernière est partie le lendemain, vendredi 15 avril 1994, à 7h15 du matin, avec des centaines de noms des réfugiés et nos familles, ainsi que les adresses et autres contacts possibles de parents, amis ou connaissances qui pouvaient être à même de nous accueillir chez eux une fois à l’étranger.

J’étais très très fatigué même pour me réjouir de l’arrivée de ma famille ce jour-là, évacuée de chez nous par le major Cyiza Augustin, ce brave homme, intègre, franc, honnête, courageux, dévoué, intelligent … que les méchants ont ignominieusement enlevé et assassiné récemment.

A RFI à Paris, Madeleine elle-même et ses collègues de travail s’étaient organisés de façon que le contact est resté régulier et permanent par téléphone et par fax. Une jeune fille du nom d’Inès, du reste que je n’avais jamais vue auparavant, m’a été envoyée par ses parents et m’a apporté une assistance inestimable à mettre de l’ordre dans les listes.

A partir de cet instant, les réfugiés de l’hôtel devaient téléphoner et envoyer des fax à ces parents, amis ou connaissances et les mettre au courant de ce que nous étions en train d’envisager. Personnellement, je n’ai payé aucun franc pour ce travail, et à ma connaissance, personne n’a payé pour les téléphones et les fax que nous avons envoyés, ou pour les fax que nous avons reçus. A la suite de ces actions, l’hôtel des Milles Collines a été appelé par RTLM « Indili y’Inyenzi », c’est- à -dire « Nid de Cafards ».

Dans la suite, nous avons tenu beaucoup d’autres réunions informelles, dans ma chambre ou dans d’autres différentes chambres, pour rédiger des fax, notamment à l’intention des grands de ce monde. Mr François-Xavier Nsanzuwera, parce qu’il réfléchissait beaucoup plus rapidement que nous les autres, est devenu, de facto, notre rédacteur. Au moment où nous nous en étions encore aux salamalecs, lui avait déjà accouché des paragraphes sur le papier et généralement nous ne faisions qu’apporter quelques petits plus à son travail. Pour les nombreux fax que nous avons envoyés, nous n’avons payé aucun franc. Chaque fois, le bureau de Paul Rusesabagina était ouvert pour nous, lui-même était toujours là, disponible pour nous.

Durant près de deux semaines après mon arrivée à l’hôtel des Mille Collines, j’ai tous les jours utilisé le téléphone de ma chambre pour appeler des confrères journalistes que je connaissais à l’étranger. Je n’ai payé aucun franc. Puis les Télécoms rwandais ont coupé les téléphones de l’hôtel. Nous ne pouvions communiquer qu’entre chambres, mais pas avec l’extérieur.

Le 26 avril 1994, les lignes ont été rétablies. Je l’ai su quand de nombreux réfugiés m’ont appelé dans ma chambre pour, excités, me dire : « Thomas, les téléphones fonctionnent à nouveau. Rappelles tes amis de RFI ». Je l’ai fait. De ma chambre. Pour dire que nous étions encore en vie, mais hypothétiquement. Puis les journalistes m’ont dit : « Est-ce qu’on peut faire une interview avec toi ? Parce qu’on ne sait pas ce qui se passe au Rwanda. Est-ce que les massacres continuent ? Est-ce que la guerre continue ? ».

En effet, les seuls journalistes qui travaillaient à Kigali et qui pouvaient le faire, c’était uniquement ceux de RTLM, de Radio Rwanda et des autres média reconnus aujourd’hui comme ayant été les « média de la haine ». Il n’y avait aucun journaliste international à Kigali.

J’ai alors mesuré quelles pouvaient être les conséquences de cette interview. Avant d’accepter de la faire, j’ai pris quelques temps pour en discuter avec ma femme, et ensuite avec d’autres réfugiés. L’avis général a été : « Fais-là. De toute façon, au point où nous en sommes, nous n’avons rien à perdre ! ». J’ai rappelé à Paris et j’ai donné l’interview. La journaliste qui l’a prise est Corinne Manjou. L’interview est passée sur les antennes non seulement de RFI mais aussi de plusieurs autres radios.

A partir de cet instant, je suis devenu l’homme le plus recherché de l’hôtel des Mille Collines. Pour la simple raison que j’avais, en particulier, décrit comment les FAR perdaient du terrain, comment le FPR gagnait, et ce que le FPR occupait déjà dans la capitale comme terrain, et parce que dans cette interview j’ai regretté que le FPR n’avançait pas assez rapidement pour mettre fin au cauchemar de quelques rares survivants encore en vie. Dace Des tueurs ont été envoyés pour m’exécuter. Ca n’a pas marché. Paul ne m’a pas jeté à la porte. L’armée a alors réellement décidé de bombarder l’hôtel.

La situation était telle que certains de mes amis d’infortune, réfugiés comme moi, en sont arrivés à m’appeler dans ma chambre pour m’insulter, me qualifiant d’irresponsable. Mais Paul Rusesabagina m’a appelé dans sa suite et m’a intimé l’ordre de ne pas bouger de l’hôtel. Il m’a dit qu’il était en contact avec le général Dallaire sur cette menace. Le capitaine sénégalais Mbaye Diagne, ce brave mort en héros, m’a tenu le même discours. Ils m’ont dit d’enlever le numéro de ma chambre. Par la suite, le lieutenant-colonel Laurent Munyakazi est venu en personne dire à Paul Rusesabagina : « Nje gushaka iyo mbwa Kamilindi », autrement dit « je viens chercher ce chien de Kamilindi ». Paul Rusesabagina ne m’a pas livré. Il a négocié avec lui deux heures durant. Il lui a offert des choses. Pourtant, ce Paul Rusesabagina qui m’a ainsi acheté, je ne l’ai vu pour la première fois qu’à l’hôtel des Mille Collines une fois que j’y ai pris refuge. Je ne l’ai jamais connu avant. Lui non plus ne me connaissais pas avant Mille Collines. Et je crois que je serais resté anonyme pour lui si je n’avais pas donné autant de tournmants à autant de monde. Mais il m’a acheté, et acheté sans savoir qui réellement j’étais, sinon qu’un jeune homme, un tout jeune journaliste.

A la suite de toutes ces menaces, qui se sont conclues par le tir d’un boulet de canon sur l’hôtel, heureusement sans faire de victime ni de blessé, Mille Collines a été déclaré propriété des Nations-Unies. Un drapeau de l’ONU a été hissé au sommet de l’hôtel et deux véhicules blindés de la MINUAR ont commencé à y stationner.

Quand l’eau a été coupée dans la capitale, nous avons bu l’eau de la piscine de l’hôtel des Mille Collines. Quand nous l’avons épuisée, je ne sais pas comment Paul a pu avoir un camion citerne, et chaque jour il est allé nous chercher de l’eau. Je ne sais pas où il la puisait, mais le fait est que le camion nous a approvisionnés tous les jours.

Quand l’électricité est elle-même devenue un grand problème à Kigali, les génératrices (groupes électrogènes) de l’hôtel ont toujours fonctionné pour nous. Nous avons pu faire la cuisine. Nous avons pu suivre à la télévision la cérémonie d’installation du président Nelson Mandela. Nous n’avons payé aucun franc pour l’électricité de l’hôtel que nous avons consommée ni pour le carburant des génératrices. Et durant tout le temps que j’ai été réfugié aux Mille Collines, je n’ai vu personne parmi les réfugiés faire la cuisine au charbon comme de coutume dans de nombreuses familles dans la capitale.

Le 3 mai 1994, en fin de matinée, deux Casques Bleus ont tapé violemment à la porte de ma chambre. Ils nous ont dit de descendre en catastrophe avec nos effets. Quand nous sommes arrivés dans le lobby ma famille et moi, il y avait foule et d’autres soldats de la MINUAR étaient en train de lire des noms sur une liste, dont les miens, ceux de ma femme et de notre petite fille. Ils nous ont fait monter sur des camions de l’ONU, et nous sommes partis. Paul Rusesabagina ne nous a jamais retenus pour nous faire payer quoi que ce soit avant de quitter l’hôtel. A la fin de la journée, nous sommes revenus à l’hôtel dans les circonstances que plus d’un connaissent.

Durant tout le temps que ma famille et moi avons été réfugiés à l’hôtel des Mille Collines, nous n’avons payé rien du tout. Ni pour la chambre, ni pour la nourriture, ni pour l’eau, ni pour l’électricité, ni pour les téléphones et les fax que j’ai continué à utiliser jusqu’à mon évacuation le 29 mai 1994 sur Kabuga dans la zone du FPR. Il est vrai qu’au milieu de ce mois de mai 1994, un des employés de l’hôtel m’a apporté une facture dans ma chambre. La somme était colossale. Il m’a expliqué qu’il s’agissait simplement d’une reconnaissance de dette. Mais j’étais très préoccupé par la question de savoir comment j’allais, si je survivais, travailler éternellement pour payer cette dette. Nous en avons discuté entre refugiés et nous avons su par la suite que « Sabena ou l’ONU allaient tout prendre en charge ». A la fin, et ça avant même notre retour dans la capitale, j’ai effectivement appris comme tous les autres que Sabena avait payé tous nos frais de l’hôtel des Mille Collines : des millions.

Voilà mon humble témoignage. Je reste à la disposition de quiconque voudra des éclaircissements. Mais de grâce, n’entrons pas dans les polémiques inutiles. Les faits parlant d’eux-mêmes, je propose que nous nous en tenions uniquement aux faits. Cela nous évitera de galvauder la vérité.

D’autre part, n’ayant pas la qualité d’ubiquité, j’invite les autres réfugiés de l’hôtel des Mille Collines qui le veulent à faire leurs propres témoignages. C’est d’ailleurs une façon de restituer l’histoire, mieux la mémoire. Qui oublie revit ce qu’il a vécu.

En conclusion, les réfugiés de l’hôtel des Mille Collines étions tous vivants quand le FPR a mis fin au génocide des Tutsis du Rwanda. Personne n’a été tué, blessé, battu, torturé, expulsé ou extrait de l’hôtel tout le temps que nous y étions réfugiés. Paul Rusesabagina est parvenu à faire l’impossible pour préserver nos vies au moment où d’autres étaient en train de massacrer leurs propres enfants, leurs propres femmes, et que sais-je encore. Qu’est-ce que nous étions pour Paul Rusesabagina ? Bien peu d’entre nous étaient peut-être ses amis ou proches parents. Mais nous ne l’étions pas tous, tous les 1.200 et plus qui sommes passés par l’hôtel des Mille Collines au moment où il en avait les rennes en main.

Enfin, si l’hôtel des Mille Collines est devenu mondialement connu, je dirais même célébrissime, et si nous tous ses réfugiés avons été préservés, beaucoup de personnes y ont absolument contribué. Paul Rusesabagina n’était heureusement pas seul. Justement, que dire du rôle de Madeleine Mukamabano ? Une très très petite poignée de gens le savent et l’apprécient. Nous étions tous vivants à la fin du cauchemar, c’est le plus grand essentiel. Et merci infiniment pour tous ces anonymes qui y ont contribué de près ou de loin. Que Paul Rusesabagina soit leur porte-drapeau, ce n’est que le commencement d’un processus qui les fera connaître. Ca aussi ça compte, non !

Thomas Kamilindi

NAIROBI, Kenya — The U.S. ambassador to the U.N. told an audience in Rwanda on Wednesday that the U.S. had feared a killing spree in Libya was about to happen earlier this year along the lines of Rwanda’s 1994 genocide.

President Barack Obama was determined not to watch “another predictable horror unfold,” Ambassador Susan Rice said. She spoke in Rwanda after visiting Libya on Tuesday, where she visited the site of a mass grave near Libya’s capital.

There were “strong echoes of 1994” when then-Libyan leader Moammar Gadhafi said his forces would kill rebel supporters in Benghazi like “rats,” she said. Allowing that to happen would be like giving license to dictators to kill the Arab Spring, she added.

Instead, the U.N. Security Council approved a mandate to protect civilians in Libya.

“This time, the Security Council acted. And acted in time. Having failed in Rwanda and Darfur, it did not fail again in Libya. Within less than two days, American firepower played a decisive role in stopping Gadhafi’s forces and saving Benghazi,” Rice said, according to prepared remarks to be delivered at the Kigali Institute of Science and Technology.

“Because we acted, countless men, women and children were spared. Because we acted, the Libyan people had the time and space to end the Gadhafi regime and chart a new beginning. Because we acted, the international community gave meaning to the promises that have been made so many times on Rwandan soil — that we will not stand idly by when we have the capability to stop an atrocity,” Rice said.

Rebel forces closed in on Gadhafi and killed him in October after months of upheaval in Libya, including bombing runs by U.S. and NATO fighter jets.

More than 500,000 Rwandans were slaughtered in that country’s 1994 genocide, deaths that have haunted the world’s conscience because of the lack of international will to intervene.

President Paul Kagame has won worldwide praise for keeping the peace in Rwanda since the genocide, which mostly killed ethnic Tutsis but also moderate Hutus. The country has seen strong economic development, but rights groups say that Kagame holds a strong and sometimes brutal grasp in the country, and silences political opposition and freedom of expression.

Rice cited the Responsibility to Protect, a doctrine that compels the international community to protect civilians in other countries when their own government fails to do so. Rice noted that Kagame is a strong backer of the doctrine and had urged action in Libya, the only African leader whose country is not on the Security Council to do so.

“Rwanda has not just moved beyond its own genocide, it has consistently led by example, from Darfur to Libya, in standing up against those who would commit genocide or mass atrocities,” Rice said.

Rice also slapped Kagame on the wrist, saying that his country’s political culture is being stifled, that freedom of the press is minimal and that activists, journalists, political opponents don’t have the ability to organize peacefully.

“Some have simply disappeared,” she said, referring to highly suspicious deaths of political opponents.

Rice said that the demand to be heard has spread across North Africa and the Middle East, and that freedom of expression and assembly are vital rights in Africa as well. She said Rwanda’s next development challenge was to deepen the country’s democracy.

“As President Kagame said, ‘The uprising in Libya has already sent a message to leaders in Africa and beyond. It is that if we lose touch with our people, if we do not serve them as they deserve and address their needs, there will be consequences. Their grievances will accumulate – and no matter how much time passes, they can turn against you,’ Rice quoted Kagame as saying.

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By: Jennifer Fierberg, MSW

(Washington, DC) Paul Rusesabagina is known to much of the world as the manager of the Hôtel des Mille Collines in Rwanda, where he saved the lives of over 1,200 people during the 1994 genocide. Because of his actions, Mr. Rusesabagina has received many humanitarian awards including the Immortal Chaplains Prize for Humanity in 2000, the Wallenberg Medal of the University of Michigan in 2005 and the National Civil Rights Museum Freedom Award also in 2005. In 2005 Mr. Rusesabagina also received the Presidential Medal of Freedom from former President George Bush for his heroic actions in 1994, yet this humble man would gladly trade them all to have been able to save more lives from the butchers outside the door.

Paul Rusesabagina received the prestigious Lantos Foundation Humanitarian Medal of Honor for his heroic actions during the 1994 Rwandan Genocide. He kept over 1,200 Tutsi and moderate Hutus from being brutally slaughtered by the Interahamwe who murdered over 800,000 others in just 90 days. While this recognition should be seen as an honor to the small but mighty country of Rwanda, it has become glaringly obvious that the Government of Rwanda does not support the decision of the Lantos Foundation. This government sent their propaganda machine into high gear in order to stop him from receiving this award. Reports earlier this month falsely painted Mr. Rusesabagina as being barred from Canada to speak at an event he had been invited to, but the reality is, according to member of the Hotel Rwanda Foundation, he does not need a visa to enter Canada. He holds European citizenship and is not required to obtain a visa to travel to Canada. So, while the opposition celebrated his “visa denial” into Canada, the truth of the matter is that Mr. Rusesabagina cancelled his appearance due to the demands on his schedule and The Lantos Foundation Ceremony the following week.

Much controversy has surrounded Mr. Rusesabagina for receiving this award. He has been vilified in the press the world over and in many Rwandan blogs by RPF supporters. One only has to read a few of the articles and posts to see that the narrative is the same in all of the negative press. This commonality leads one to believe that much of this writing is coming from the same script that has been provided by key members of the current ruling regime in Rwanda. While the money trail is not clear yet, time will show that money is at the root of this negative press.

Of the many skeptics regarding the authenticity of Paul Rusesabagina and his actions at the Hôtel des Mille Collines, of which he has denied and disputed all allegations, one key allegation is that he demanded money from the people who lived in the hotel with him during this time. While it is true that money exchanged hands, he used the money he received to bribe the Interahamwe from killing his residents and his family, and he also used this money to provide supplies, food and to purchase alcohol as further bribes and peaceful discussion to those who came to the hotel to do harm to the residents there. During the preparations for filming the Academy Award nominated Hotel Rwanda the director of the film interviewed over 1000 people who resided at the hotel at the time of the genocide with Mr. Rusesabagina in order to verify his accounts of what happened there. All 1000 people confirmed that Mr. Rusesabagina was a hero and saved their lives. They corroborated his accounting of events without hesitation. Since 2008 when Mr. Rusesabagina began to speak out about the human rights violations committed by the ruling regime in Rwanda, suddenly the regime changed its opinion of Mr. Rusesabagina and began to tell a different tale of what happened at the Hôtel des Mille Collines. He began to be branded as a “genocidaire” and accused of funding terrorist organizations in the DRC. There is very sketchy evidence to these accusations and no one can seem to confirm these allegations which Mr. Rusesabagina has vehemently denied.

Below is a transcript of the speech Mr. Rusesabagina gave at the Lantos Humanitarian Awards ceremony in which this reporter had the honor of attending.

Rusesabagina Lantos Foundation Human Rights Award Speech 11/16/11 Congressional auditorium:

“It is not always easy to stand and speak after such words, that today I am going to try to. My dear friends at the Lantos Foundation for Human rights, distinguished guests, ladies and gentlemen please help me to thank once again Katrina Lantos Svelte, the entire staff and good members at the Lantos Foundation for their convictions for human rights. They have stood up to threats and protest designed to silence our pleas for human rights and freedoms in my beloved Rwanda. My dear friends, distinguished guests, ladies and gentlemen, I am deeply humbled to receive the prestigious Lantos Foundation Humanitarian Rights award. I am an ordinary man. I feel incredibly honored to be in related to the same class as his holiness the Dali Lama and Professor Elie Wiesel who have received this award before me. Please help me to thank these two distinguished and towering figures who have contributed so much to the advancement of humanity. They are now high on my list of my mentor and I hope they will be kind enough to share with me their precious knowledge and wisdom. As I receive this award to I ask you to join me in committing to the idea that never again must mean never again.

My name is Paul Rusesabagina; I am a child of Rwanda. My parents named me Paul Rusesabagina, that name means he who disburses in English. That is my name and that is my life. When I was a small boy growing up in Rwanda my dad was one of my heroes, he was my hero because he did not know he could not read and write he told me that whenever two brothers are fighting and I am supposed to separate them I am to stand in the middle and look straight up. Not to the left and not to the right because I could be influenced by one of the brothers. Today those brothers in Rwandan are Tutsis and Hutus always brothers but not always living in harmony. Today I do not charge that brother but I tell them I tell the truth about what they are doing. I want to create a world where those two brothers can live together in peace and harmony like brothers are supposed to do. Not one brother oppressing or imprisoning the other just living together as equals in harmony like brothers are supposed to do.

In 1994 I was a hotel manager, not a politician, not a soldier. Still I listened to a little voice inside me, my conscience and tried to do everything that I could to stop the violence and to shelter the 1,268 people who had come to my hotel for shelter. Some who had first could pay, some who asked for safety but who had made it through hell. I am proud to say that the Hôtel des Mille Collines was the only public place in Rwanda where no one died. No one was beaten and everyone who sought shelter made it through the genocide alive.

Today, I tell my story, the story of those who died during the terrible genocide in Rwanda 1994 over 400,000 Tutsi and now 400,000 Hutus were also killed. I tried to provide a voice to the voiceless. As you may know, a humanitarian cannot measure his success by how harshly his work is criticized and my critics often say that I deny the genocide. Nothing can be further from the truth. I am here a living testament to the genocide. To those who died to provide testimony about the horrible people in that Hutu elite government in in the military, in the militias who caused those deaths. The genocide was a terrible defining moment in my life and in that of my country and it must never be forgotten.

Seventeen years after the genocide we don’t have two armies fighting to the death for power control nor do we have roving guns, guns of militia men killing innocent villagers by the thousands every ten minutes. We have a country that, on the surface, appears to be peaceful but it is a country with no space for political dissent or real democratic action. The potential violence is just below the surface. As the human right abuses spreads and media oppression spreads things get more dangerous. I am calling up on the International community to work with me for a truth and reconciliation process to break the historic cycle of violence in Rwanda and replace it with sustainable peace.

But what I have found over the years is that Rwanda has unfortunately has not changed so much. The leaders who caused the genocide are now gone and this is an excellent thing. But Rwanda has new leader now, and as we say in Kinyarwanda, the dancers have changed but unfortunately the music stays the same.

Now, I spend my time as a humanitarian reminding people that we must never forget and saddened that we forget all too often. In addition to talking about the 1994 genocide I also cannot stay silent about what is happening in Rwanda today. Freedom of speech and freedom of the press do not exist. Political oppression is the norm. Opposition leaders are arrested and killed. Today in Rwanda leaders insist that a dictatorship is necessary to safeguard the people. In fact, as with all dictatorships, it only serves to safeguard itself.

In the current government, the government that we all believed in 1994 that saved Rwanda from the genocide is now responsible for unthinkable violence next door in the Congo over 6 million people dead in a war driven by conflict minerals. With so much that the United Nations said that war crimes have been committed by current war in government, crimes against humanity and possibly even a new genocide. I see my native country the home of my parents and I cannot stay silent. I feel that it is now a dormant volcano waiting to erupt again. As Katrina knows only too well, raising my voice comes to a price during the genocide I and my family were often in terrible danger. Now, I am threatened once again on a regular basis.

I want to thank very much Katrina who is just behind me and everyone at the Lantos Foundation not just for this award but for their support in recent weeks. As the Rwandan governments and its applicants tried to silence my voice, they (Lantos Foundation) were steadfast in standing up for what was right, in standing up for free speech and for the prospect of truth, reconciliation and peace in my native Rwanda. They stood up for the power of words to heal our differences with a few more people like those at the Lantos Foundation our world will be a better place, much better.

In closing, I would like to leave you with the words of a good man Mr. Albert Einstein, he said, “The world is a dangerous place not because of those who do evil but because of some of us or because of those who look on and do nothing.” I hope you will join me in saying that never again must mean never again. I hope you will join me in doing something when we see evil and confronting it. I hope you will join me in leading ordinary people who take every opportunity to do the right thing. I thank you all for listening to my words today. I thank the Lantos Foundation from the bottom of my heart for this award. Thank you, thank you.”

A hero does not blink in the face of danger; he looks it in the eyes and faces down the challenge. Paul Rusesabagina did this in 1994 and continues to do so today

RNC IRAMAGANA IBIKORWA BY’UBUGOME INGOMA YA KAGAME YONGEYE KUGIRI
RA PAUL RUSESABAGINA

Kuva aho ishyirahamwe LANTOS ritangarije ko ryahisemo Bwana Paul
Rusesabagina ngo azahabwe uyu mwaka wa 2011 igihembo kimushimira
ibyiza yakoreye Abanyarwanda bahungiye muri Hoteli Mille Collines
mu 1994, ingoma ya Kagame yabyukije ibikorwa byo kugerageza
kumuvutsa iryo shimwe akwiye. Nk’uko isanzwe ibikorera abatavuga r
umwe nayo, iyo ngoma nta kintu kigayitse yasize inyuma : nko gukor
esha ibibyamakuru byayo kumurega ibinyoma no kumuvunderezaho urwan
go, gutegeka amashyirahamwe y’abacitse kw’icumu n’abarokokeye
muri iyo hoteli kumusebya ku mugaragaro bakoresheje imvugo nyandag
azi n’ibinyoma, kwandikira iryo shyirahamweLANTOS ngo rihagarike
icyemezo cyaryo.
Ihuriro Nyarwanda RNC ryamaganye ibyo bikorwa by’ubugome ingoma ya
Kagame itahwemye kugirira abatavuga rumwe nayo. Ibikorwa nk’ibyo
bitandukanye n’imvugo isize umunyu iyo ngoma ikunze gukoresha ku
kibazo cy’ubwiyunge bw’Abanyarwanda no « kwihesha agaciro ».
RNC iributsa ko Kagame ubwe n’abandi bategetsi bamwungirije bashim
ye ibyakozwe na Bwana Paul Rusesabagina, bamaze kurebera i Kigali
imurikwa rya filimi Hotel Rwanda yarataga icyo gikorwa cye gikomej
e kumuhesha ishema. Ibikorwa by’ubugome byaje gusakara gusa aho Bw
ana Paul Rusesabagina anengeye ubwicanyi n’indi mikorere mibi
y’ingoma ya Kagame.

Ihuriro Nyarwanda RNC rirahamagarira ingoma ya Kagame guha amahoro
Abanyarwanda batavuga rumwe na yo, ikareka kubavutsa uburenganzira
bwabo, nko gushimwa iyo babikwiye. Kagame ahubwo n’uwo bashakanye
nibo bari bakwiye kureka ingeso yo gusesagura umutungo w’Abanyarw
anda mu kwiyamamaza ku buryo bunyuranye, harimo no kugurira ababah
undagazaho imidari badakwiye,

RNC irashimira kandi ishyirahamwe LANTOS FOUNDATION igitekerezo
cyaryo cyo kwita ku byagarura amahoro mu Rwanda n’urukundo mu
Banyarwanda, ishimagiza ibikorwa by’ubutabazi n’ubutwari byakozwe
na Bwana Paul Rusesabagina muri icyo gihe cy’amakuba.

Bikorewe i Washington, tariki ya 8 Ugushyingo 2011

Dr Theogene RUDASINGWA,
Umuhuzabikorwa wa Komite y’Agateganyo ya RNC